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Comment la psychologie cognitive influence le design UX : vers des interfaces plus intuitives

Sommaire

Introduction

Quand un utilisateur interagit avec une interface, il ne passe pas son temps à réfléchir à chaque geste : il agit selon des automatismes cognitifs. Comprendre ces automatismes, c’est l’objectif de la psychologie cognitive, une discipline qui se concentre sur les processus mentaux tels que la perception, la mémoire, l'attention, le raisonnement. En UX/UI, cette discipline permet de mieux concevoir des parcours utilisateurs intuitifs. Cet article présente un panorama complet de ces apports.

Les grands principes de la psychologie cognitive appliquée au design

Les lois de la Gestalt, la mémoire de travail, la reconnaissance de schèmes, ou encore le théorème de Hick sont autant de concepts cognitifs utilisés pour structurer le design d’interfaces. Par exemple, selon la loi de la proximité, des éléments proches seront perçus comme liés. Utiliser ces lois permet d’optimiser l’organisation visuelle de l’interface et d’en faciliter la compréhension.

Modèles mentaux et architecture de l'information

Les utilisateurs abordent toute interface avec un ensemble d’attentes acquises : ce sont les « modèles mentaux ». Ne pas aligner l’interface aux modèles mentaux attendus provoque de la désorientation. L’architecture de l’information doit donc refléter ces modèles pour renforcer cohérence, anticipabilité et efficacité de navigation.

Réduire la charge cognitive dans les interfaces

La charge cognitive représente l'effort mental fourni pour accomplir une tâche. Des interfaces trop riches ou confuses laissent une mauvaise expérience à l’utilisateur. Épurer le design, regrouper l'information contextuellement, limiter les choix (loi de Hick) et créer des parcours progressifs (principe de Miller) sont des stratégies clés pour alléger cette charge.

Vision humaine et perception visuelle

La manière dont l'œil perçoit des éléments influence radicalement le parcours cognitif. Des notions comme le contraste, l’alignement, la hiérarchie visuelle ou la taille relative participent à la bonne interprétation de l’information. Un bon design guide l’œil de l’utilisateur dans un ordre logique et facilite l’assimilation rapide des contenus.

L’influence des biais cognitifs en UX

Les biais cognitifs, comme le biais de confirmation, de récence, ou d'ancrage, modifient nos prises de décisions. Dans une interface, cela peut favoriser certains comportements (ex : mise en avant d'un prix barré influençant la perception de valeur). Bien appliqués, ces biais peuvent aussi favoriser l’éthique du design (nudge vs dark patterns).

Cas pratiques et exemples inspirants

Des interfaces telles que celles d’Apple, Google, ou Booking illustrent parfaitement ces principes en action. Apple favorise la constance et la prévisibilité avec ses guidelines, Google optimise la charge cognitive par la simplicité de ses interfaces, et Booking mobilise des biais cognitifs pour optimiser ses taux de réservation.

Conclusion

L’UX/UI ne peut se permettre de fonctionner sans fondations ancrées dans les connaissances sur le comportement humain. Adopter la psychologie cognitive comme boussole du design, c’est maximiser l’ergonomie, l’accessibilité, l’utilisabilité et l’émotionnel dans l’expérience utilisateur. Cette intégration est aujourd’hui une compétence-clé pour tout designer UX.

Thématique : UX/UI

Sujet principal : L’impact de la psychologie cognitive sur les décisions de conception UX/UI

Source : https://uxdesign.cc/cognitive-psychology-behind-good-user-interface-design-fc7f2511d91d